Soins ambulatoires

L’unité de mesure utilisé est la dose définie journalière (defined daily dose, DDD). Le World Health Organization Collaborating Center of Drug Statistics Methodology a défini la DDD comme la dose moyenne journalière d’un traitement d’entretien pour un médicament administré à un adulte de 70 kg et utilisé dans son indication principale [1]. Une DDD est assignée à chaque forme pharmaceutique d’un médicament. C’est une dose théorique, un compromis entre les recommandations posologiques de différentes indications, fixée et réactualisée régulièrement par l’OMS. Le système DDD mesure la quantité en poids de médicament utilisé, indépendamment du dosage et de la taille du conditionnement, ce qui favorise les comparaisons de consommation.

Les quantités en grammes d’antibiotiques ont été converties en DDD et ensuite exprimées en DDD par 1000 habitants par jour. Elles sont recommandées par l’OMS comme unité de mesure pour les études de consommation en milieu ambulatoire [2].

Récolte des données et résultats

Sur la base de données commerciales (IMS Health GmbH), la consommation d’antibiotiques en Suisse au niveau ambulatoire a été examinée dans l’étude de Filippini et al. [3] et comparée à l’utilisation faite dans d’autres pays européens. L’analyse a révélé que la Suisse présente des niveaux de consommation d’antibiotiques per capita relativement faibles parmi les pays européens. Sur le plan national, les cantons et les régions montrent des profils d’utilisation d’antibiotiques dans la population très différents. A terme, un suivi continu de la consommation devrait prendre le relais de cette étude.

                                 

Références

[1] World Health Organization Collaboration Center for Drug Statistics Methodology. ATC index with DDDs. Oslo : World Health Organization, 2005.
[2] Dukes MN. Drug utilization studies. Methods and uses. WHO Reg Publ Eur Ser. 1993 ; 45 :1-4.
[3] Filippini M, Masiero G, Moschetti K. Socioeconomic determinants of regional differences in outpatient antibiotic consumption : evidence from Switzerland. Health Policy. 2006; 78(1) :77-92.